Lundi 31 mai 2010 : beau soleil et petit vent, temps idéal pour cumuler la visite d’un lieu historique, le Donjon de Montbazon, et prolonger l’après-midi par une soirée théâtrale.
Le rendez-vous était initialement fixé près du syndicat d’initiative de Montbazon, mais une aire de stationnement au pied du Donjon évitera à bon nombre d’entre nous une montée pédestre assez rude au travers des rues du vieux Montbazon.
Nous nous retrouvons une bonne quinzaine et nous sommes accueillis par les maîtres des lieux qui vont se relayer pour nous guider et nous faire découvrir ce haut lieu médiéval riche en évènements historiques.
Surplombant l’Indre, se dresse un imposant donjon médiéval.
Foulques III Nerra, le faucon noir (970-1040), comte d’Anjou en est le bâtisseur. C’est un personnage haut en couleur, tel qu’on peut s’imaginer un grand seigneur du Moyen Âge, alternant crimes et pénitences.
En vue de la conquête de la Touraine, il fait construire un réseau de forteresses encerclant la ville de Tours ; celles de Langeais et de Montbazon sont les plus anciennes (990). Le Donjon de Montbazon interdit le gué de l’Indre.
Il se compose d'une tour carrée de 28m de hauteur.Il était constitué d’un rez-de chaussée et de 3 étages.
Lui est accolé « le petit donjon », structure plus basse dont il reste des pans servant à protéger l’entrée du donjon qui se trouvait en hauteur.
Des modifications et constructions ultérieures il ne reste presque plus rien à l’heure actuelle.
XIIème siècle : le donjon est rehaussé et coiffé d’un toit à 4 pentes.
XVème siècle : construction du ‘Château Neuf’ par le seigneur de l’époque. Vers 1490 le domaine devient la propriété des Rohan (blason de Montbazon)
XVIIIème siècle : construction de nouvelles routes, la nationale 10 en est un exemple. Celle-ci va entraîner une modification du paysage et c’est à ce moment là que le Château Neuf, une grande partie des remparts, tours et créneaux ont servi de carrière pour la route. Le Donjon survécut à cela ainsi qu’à la révolution !
On peut y voir différentes machines de guerre de l’époque, reconstituées et en ordre de marche : trébuchets, arbalètes, bricoles, couillard (eh oui !).
De 1823 à 1852 fut installé un sémaphore des Frères Chappe qui disparut à l’arrivée du télégraphe électrique. Le seul vestige est une balustrade en fer à l’angle sud-ouest.
L’abbé Chauvin curé de Montbazon de 1848 à 1890 rêvait d’utiliser le donjon comme support pour une statue de la vierge, Notre Dame de Bonne Aide, patronne de la paroisse. Malgré une fissure provoquée par la foudre en 1797, l’idée fut adoptée et un socle fut préparé à l’angle nord-est où la statue fut érigée et inaugurée le 4 novembre 1866. Elle mesure 9m30 et est constituée de plaques de cuivre rivées ensemble.
Le donjon est acheté en 1922 par un architecte américain William Dudley et y loge son amie Lilian Whitteker, peintre.
Monsieur Atterton, citoyen anglais, a acquis le donjon en 1999 avec son épouse Jacqueline. Ils y ont effectué de gros travaux de consolidation et en ont permis l’ouverture au public le 2 août 2003.
Vous pourrez trouver d’autres informations historiques en cliquant sur le lien suivant :
Le Donjon de Montbazon.
La visite se termine par une descente dans le souterrain en cours de dégagement et qui si l’on en croit les ‘on dit’, conduirait à l’église de Montbazon.
Il est près de 17 heures et nous n’avons pas vu le temps passer. Maintenant, place aux infos et nous traversons Tours pour nous rendre à Saint Avertin où, par l’intermédiaire de Daniel, une salle nous est prêtée par la municipalité. Merci à Daniel.
Rémy nous donne les dernières infos qui portent essentiellement sur les retraites et à quelle sauce le gouvernement entend s’occuper de ce problème qui nous concerne tous, retraités actuels et futurs.
Afin de mieux connaître les préoccupations de la base, celle-ci n’étant généralement pas consultée, Rémy nous prépare un questionnaire que nous vous ferons parvenir par courriel. Vos réponses seront transmises au comité directeur de la C.F.R. Nous souhaitons que cette action de l’Acs-Centre fasse tache d’huile auprès des autres délégations.
19 heures : Nous sommes à deux pas du Clapotis et nous nous y rendons pour un souper toujours aussi convivial, où vient nous rejoindre, entre autre, notre fidèle Fabienne.
20 heures 30 : Le théâtre de l’Éphémère nous attend. C’est à pied que nous rejoignons la rue des anciennes écoles où une succession de scénettes toutes aussi drôles, humoristiques et parfois surréalistes nous est jouée par une troupe du théâtre.
Même la salle en a pris pour son grade, en plein entretien pour une éventuelle entrée dans le sacro-saint monde ‘des imbéciles’.
Bravo à tous les acteurs pour ce bon moment qui terminera notre journée.
23h00 : Les discussions vont encore bon train et personne n’a l’air de vouloir partir. Des après-midis bien remplies comme celle-là on en redemande.
Les absents ont encore eu tort !!
ALBUM PHOTO
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